Les mises à jour WordPress sont monnaie courante. Le CMS nous pousse régulièrement à ce type d’actions, afin de nous faire bénéficier des derniers outils, modifications, plug-ins intégrés, etc. Les quatre grandes dernières mises à jour sont (presque) passées comme des lettres à la poste, simplifiant toujours un peu plus l’utilisation de cet outil d’utilité générale. Mais pour WordPress 5.0, les Techos ont décidé de frapper fort, avec une nouvelle interface qui risque bien de révolutionner WordPress. Alors, même pas peur ?

Gutenberg, ce qui va changer

C’est lors de la conférence de clôture du WordCamp US de décembre 2017, le désormais traditionnel State Of the Word (#SOTW), que Matt Mullenweg en a dit un peu plus sur la mise à jour attendue de Gutenberg. Déjà existant sous la forme d’un plug-in, Gutenberg propose un nouvel éditeur, avec une nouvelle expérience utilisateur, mais surtout il tend à mettre au placard les différents builders qui se partageaient jusqu’ici le marché. Pour rappel, un builder est une extension qui permet de construire plus facilement un site WordPress en superposant bloc de contenu sur bloc de contenu. Plus besoin de savoir coder (ou presque) avec ce type d’outil, comme Elementor ou Visual Composer. Vous pouvez superposer les blocs dans l’ordre que vous souhaitez. De quoi gagner en autonomie pour tous les utilisateurs.

Dès lors, avec WordPress Gutenberg, vous n’aurez plus besoin de ces builders pour agencer les blocs dans l’ordre que vous souhaitez pour construire une page. Vous pourrez le faire directement depuis l’interface WordPress native. Autant dire que c’est un gros plus pour la mise en page de votre site. Pour ces builders, le défi est de taille toutefois. Il s’agit maintenant de trouver un nouveau modèle de plug-in pour continuer d’exister dans le backoffice de WordPress. À eux de trouver de nouvelles façons de venir combler le vide que pourrait laisser Gutenberg.

Ils ont encore un peu de temps, puisque Gutenberg, encore à ses premières heures, n’a pas atteint leur souplesse d’édition, mais cela ne saurait tarder.

 

Gutenberg, est-ce que cela va bugger ?

Bien sûr, on espère que non. Que votre site va passer tranquillement de la version 4.9 à la version 5.0, sans sourciller, sans petit bug d’affichage. Si vous êtes un bloggeur « du dimanche », rien de dramatique. Cela sera peut-être l’occasion de changer un peu le design de votre site et de passer une bonne grosse journée à tout revoir et modifier. Une après-midi en tête à tête avec WordPress, chouette et encore chouette ! Arrachage de cheveux assuré. Mais si vous êtes une entreprise, vous feriez bien d’anticiper. En effet, si la mise à jour met votre site sens dessus dessous, vous pourriez bien vous en mordre les doigts. Dès lors, comment faire pour être sûr que tout va bien se passer.

Vous pouvez commencer par cloner votre site et le tester en interne, en le faisant passer à Gutenberg. Si tout se passe bien, pas de soucis. Si vous détectez des bugs, c’est là que tout se complique. C’est que votre template de base ou certaines extensions ne sont pas encore adaptés à Gutenberg. Heureusement, en attendant que cela arrive, vous avez la possibilité de faire la mise à jour, tout en faisant un fallback, en revenant à l’éditeur classique, au moins pour les prochains mois. C’est qu’au bout d’un moment, il faudra bien sauter le pas.

Gutenberg, cela change vraiment tout ?

Gutenberg existe déjà, mais est assez indolore puisqu’il s’agit pour l’instant d’un plug-in que vous avez le choix de télécharger. Toutefois, le CMS compte bien inverser la tendance et faire de l’ancienne version un plug-in et pousser la mise à jour de 5.0 dès le mois d’avril. Une fois que vous aurez appuyé sur le bouton « mettre à jour WordPress », comment cela va se passer ? Eh bien, vous allez gagner en liberté de mise en page. Chouette ! Et en même temps, on ne peut s’empêcher d’être inquiètes. C’est un peu la porte ouverte au site sapin de Noël, où chaque page aura une mise en page différente d’une autre, de quoi rendre fou les web designers et autres personnes responsables de la charte graphique d’un site. Alors, comment faire pour que les intégrateurs de texte, d’article et de post en tout genre ne viennent pas saccager le travail accompli en amont ? C’est qu’un site Internet, surtout quand il s’agit d’un site professionnel, se doit de renvoyer la bonne image, celle d’une entreprise de confiance. L’effet fourre-tout peut vite rebuter les Internautes. Il va falloir de la rigueur et des modèles de pages à copier, certainement un nouveau processus à mettre en place. Un peu de pédagogie, une petite marche à suivre et cela devrait bien se passer.

Parce quelques images valent parfois mieux que des mots, voici un aperçu du nouvel éditeur WYSIWYG de WordPress Gutenberg. Au final, le nouveau visage de WordPress arrive et c’est un peu le web qui change également de visage au passage.

 

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