vero_application_réseau_social_iOS_android

Vous avez sûrement entendu parlé de ce nouveau réseau social : Vero. Encore un nous direz-vous, qu’a-t-il de si impressionnant pour faire tourner les têtes d’instagramers et twittos ? Pas d’algorithme, pas de pub, nous promettent-ils, mais est-ce assez pour mettre un pied dans le cercle des réseaux ?

Vero, créé en 2015 par Ayman Hariri, n’a connu de succès que depuis ce début d’année. Il suit beaucoup d’autres challengers avant lui comme Mastodon, ou Ello qui promouvait l’absence d’algorithme et de publicités.
Vero semble, en apparence, prendre de l’ampleur au moment où Facebook s’empresse de changer son algorithme pour améliorer le côté “Social” de son réseau. Mais est-ce suffisant pour retenir les utilisateurs et les rendre accro à ce nouveau joujou ? Deux points semblent offusquer ceux qui ont par curiosité installé l’application.

La technique avant tout

Vero a le vent en poupe, plébiscité dernièrement par certains influenceurs qui ont donné dernièrement une soudaine notoriété au réseau, d’où le nombre d’abonnés grandissants ces derniers mois. Mais dans le même temps, le retour de bâton est arrivé. On lui reproche entre autres certaines défaillances techniques. Par exemple :

  • Il consomme beaucoup d’énergie même en arrière-plan, tout comme Facebook.
  • Il est difficile d’inviter ou même de retrouver ses amis ! A quoi bon être social si ce n’est pas avec son entourage ?
  • Un délai permanent des serveurs empêche les utilisateurs de s’inscrire, de poster.

Et oui, il ne suffit pas d’avoir un créneau gagnant pour se déclarer vainqueur, la guerre des réseaux est aussi technologique.

Pas d’éthique, pas de confiance

Ayman Hariri n’en est pas à sa première (més)aventure entrepreneuriale. Il a déjà eu des déboires avec la justice : des dizaines de millions d’euros d’arriérés de salaires à des travailleurs français, encore impayés à ce jour, ainsi que des accusations d’esclavage de certains travailleurs dans une entreprise de BTP en Arabie Saoudite. Un point qui revient très souvent dans les commentaires de l’application sur le Playstore d’Android. Concernant l’utilisation des données de l’utilisateur, rien n’est encore clair. Véro se donne le droit d’utiliser vos données et de les utiliser, ou de les proposer à des entreprises tierces exactement comme le fait Facebook. En plus de cela, l’application risque de devenir payante dans le futur pour les retardataires.

 

Au-delà de ces deux points noirs, se pose de réelles questions : est-ce que l’algorithme dans le réseau social est à bannir ? Voir trop de publicités, de contenus autres que celui de son entourage semble ennuyer beaucoup d’utilisateurs aujourd’hui, un paramètre qui changera dans les futures versions de Facebook. Mais est-ce suffisant pour vous permettre de sociabiliser avec votre entourage ? Affaire à suivre…

 

Notez cet article.